Histoire du Cajón

  • History_3

  • History_8

    Perú Negro

  • History_17

    Caitro Soto

  • Pitit

    Pititi

  • Cotito

    Cotito

LES DÈBUTS

  • Le Cajon est un instrument symbolique de la communauté noire péruvienne. Ainsi que de nombreuses autres percussions d’Amérique latine, il représente un substitut des tambours africains qui furent interdits aux esclaves emmenés vers le «Nouveau Monde ».

    Apparemment, les premiers cajons furent des récipients en bois destinés à la cueillette des fruits.

    A Cuba, où l’on trouve également le cajon et où l’on en joue dans certains styles de rumba, la légende populaire dit que l’on jouait des caisses de poisson comme d’une percussion.

    Depuis, on a progressivement perfectionné le cajon, jusqu’à ce que, plus ou moins dans les années cinquante, il atteigne un aspect et un critère constructif conventionnel. En général, on le présente comme un parallélépipède d’une cinquantaine de centimètres de hauteur et d’une trentaine de largeur et de profondeur.

  • L’ avant (tapa) et le dos du cajon se distinguent des côtés : la partie avant, que l’on frappe avec les mains, est plus fine, alors que le dos présente une cavité d’au moins dix centimètres de diamètre permettant la sortie du son.

    La caractéristique différenciant le plus un modèle d’un autre est le timbre.Le timbre du cajon flamenco est arrichi par la présence des objets métalliques à l’intérieur, ceux-ci s’appuient ou effleurent la partie supérieure.Les timbres de tambours, les cordes de guitare, les clochettes et objets similaires servent à cette fin.

    Autrement, en Péru et Cuba, on ne les utilise pas, ce qui rend le son plus claire, semblable à celui du bongo. Par contre, en ajoutant un timbre, on obtient un son semblable à celui d’une caisse de batterie.

    primeraIlust

EVOLUTION

fotoeveresi

Photo des ans 40, avec la danseuse Bartola et Gancho Arciniega dans le cajon.

  • On peut écouter des exemples de ce son sur les disques de Susana Baca, une chanteuse péruvienne contemporaine et dans presque la totalité des enregistrements d’artistes afro-péruviens. Certains joueurs de cajon ou « cajoneadores » comme on les nomme au Pérou, sont très connus : Julio « Chocolate » Algendones, Juan « Cotito » Medrano, Eusebio « Pititi » Sirio et Caitro Soto.

     

    Apparemment, Caitro Soto fut celui qui remis les deux premiers cajons à l’innovateur de la musique flamenco, Paco De Lucia. Le percussionniste brésilien, Rubem Dantas, et le danseur sévillan, Manuel Soler, en jouèrent au sein du groupe de Paco.

    caitro+paco

    Paco de Lucía avec Caitro Soto.

     

    La fusion entre la guitare flamenco et le cajon fut un succès immédiat et depuis, de vrais spécialistes sont montés sur scène, comme Tino Di Geraldo, Ramón Porrina, Antonio Carmona, Luki Losada, Piraña, Paquito González et beaucoup d’autres.

    PacoTrio

    Paco de Lucía, Rubem Dantas, Manolo Soler.

  • Le cajon  cubain a une histoire particulière : il doit beaucoup à l’apport de Pancho Quinto,soit du point de vue musical,que artisanal ; dès 1950, il commença à construir les cajones de forme rectangulaire, en genèral plus larges de ceux du Péru,et aussi à pyramide coupé ; ceux-ci on les jouait entre les jambes, comme les congas.

     

    Ceux cajons de différentes formes se présentent en géneral ensemble, en assument des roles difféerents, et aussi en interaction avec les congas.Du point de vue musical Pancho Quinto est consideré un des créateurs du style Guarapachangueo, avec Irian Lopez et Los Chinitos, et le group Ossain del Monte.

    PanchoYoruba

    Pancho Quinto avel le group Yoruba Andabo.

     

    Récemment, un des plus grands représentants de la tradition percussionistique de Cuba, Miguel « Angà » Dìaz, s’est distingué par l’ emploie constante du cajon, surtout en collaboration avec le pianiste Omar Sosa.

    Anga2

    Angá

 

UTILISATION DU CAJÓN

  • On en joue assis ; frappant le haut de la table avant, on obtient des tons aigus et en descendant vers le centre, des tons graves.

    Le mélange des deux sons et l’utilisation juste des nuances, nous donne la possibilité de jouer divers genres musicaux , surtout en situations acoustiques. Même si avec une bonne micro phonation, il est possible d’en jouer aussi en musique électronique, comme le drum’n bass.

    Ainsi, la similitude du cajon avec la combinaison « caisse-bombo » d’une batterie est impressionnante et offre la possibilité, à beaucoup de batteurs, d’obtenir une alternative immédiate (et légère !) vers le drum kit.

  • Pour le joueur de conga, c’est un son supplémentaire et le cajon peut lui servir d’assise ; de meme les joueurs de darbouka qui l’utilisent y trouvent des similitudes et des avantages.

    Ces dernières années, on a assisté à une diffusion de plus en plus importante du cajon, et il est utilisé maintenant dans des complexes musicaux non traditionels, et il va gagner une place dans le nombre des instruments à percussion le plus populaires.

  • Rubem Dantas

    Rubem Dantas

  • Manuel Soler

    Manuel Soler

  • Screen Shot 2016-03-02 at 16.40.55

    Ramón Porrina
  • Pancho Quinto y Angá

    Pancho Quinto

  • Miguel

    Miguel « Angá » Díaz